Comment imaginer, sous le sombre regard
De cette sombre pluie, qui apaise mon mal,
Que j’ai osé un jour, lasse de ne pouvoir
Profiter de la vie, un jour que la rue sale
Me disait : du courage !
Que j’ai osé un jour déclarer mon amour
A celui qui ne veut se retourner vers moi.
Son regard me disait : espères-y toujours !
Mais j’ai lu dans ses yeux le glacé et le froid
De ce seul mot : pitié !
De rencontrer l’amour mon être si changeant
Avait comme objectif. Ces si tendres relents
Chez les autres abhorrés, ont largement suffit,
Quand ils m’ont concernés à briser de ma vie
Le jeune et si bel âge !
Et j’ai honte d’avoir inspiré à son âme
Ce sentiment ayant brisé tous mes espoirs.
Car dans ses yeux profonds, j’avais rêvé de
voir
La même qu’en mon cœur, cette si belle flamme
Des poètes adorée,
Mais l’espérance est morte et mon cœur est brisé.
La flamme de l’amour immobile à jamais
Avait rêvé d’un être qui m’a repoussé
Et a ruiné en moi ce qu’oser j’espérais.
Mon cœur est consumé.