Tu m'as sauvée. Sauvée de ce désespoir sourd et lancinant, qui tue plus surement que le poison, plus surement que le fer... Je n'avais pas besoin de vouloir mourir, de chercher à mourir, le temps s'en serait chargé à ma place. Tu étais la renaissance, et sans toi je ne serais pas là où je suis actuellement. Tu m'as entrouvert un coin de ciel, il était bleu!
Un an j'ai recherché ton amour, décrypté tes regards, épié tes sourires. Un an je suis passée du rire aux larmes, des larmes au rire, au rythme de nos échanges. Et un jour...
Ce jour m'en a rappelé un autre. Il a été son inverse. Le même noeud à l'estomac, la même ivresse de l'esprit qui se noie dans la peur... Mais tu as dit oui. Lentement, j'ai su te conquérir. Mon coeur s'est noyé dans le bonheur, comme un espoir accompli quand on ne s'y attendait pas... Ce jour là, je n'ai pas douté. Je n'y ai même pas songé, tu étais à moi!
Cela fait un mois et cinq jours. Je me rappelle de chaque mot, de chaque geste... Mon coeur, je te l'ai donné comme on s'accroche à un rêve... Je ne pourrai jamais assez dire à quel point je t'aime. Mais je doute de la réciproque... Comprends moi. Mon passé ressurgit comme un fantome immobile et glacé à chacune de tes absences, ne fut-ce que pour deux jours... Je voudrait t'emporter dans mon coeur, et te rendre captif de ma liberté. Ton message d'hier m'a fait mal. Très mal. Tu n'es pas sur msn depuis deux jours, et moi, pauvre petite chose débranchée du coeur qui bat à sa place, j'ai peur. J'ai l'impression que tu ne m'aimes que physiquement. Que je ne compte pas, que je ne suis qu'un objet encombrant... Si tu laisses tomber mon coeur, cette fois il se cassera, quoi que j'en dise et quoi que je fasse... Et personne ne pourra le réparer...
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Je ne sais qui tu es, qui nous lie et
comment,









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